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Amélie de Montchalin officiellement nommée à la tête de la Cour des comptes
information fournie par Reuters 11/02/2026 à 12:35

Amélie de Montchalin lors d'une réunion sur le projet de loi de finances 2026 au ministère de Bercy à Paris

Amélie de Montchalin lors d'une réunion sur le projet de loi de finances 2026 au ministère de Bercy à Paris

La ministre chargée des ‌Comptes publics Amélie de Montchalin a été officiellement nommée mercredi à la ​tête de la Cour des comptes pour succéder à Pierre Moscovici.

Sa nomination par le président Emmanuel Macron a été confirmée en conseil des ministres ​sera effective le 23 février, a indiqué la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon lors du compte ​rendu du conseil des ministres.

Amélie de ⁠Montchalin, 40 ans, devient ainsi la première femme à occuper le ‌poste de Première présidente de la Cour des comptes, chargée de contrôler les finances publiques du pays.

Sa nomination, avancée dans ​la presse ces derniers ‌jours, a suscité de nombreuses critiques dans l'opposition.

"Jamais une ⁠personne six mois auparavant ministre des Comptes publics n'a donné à l’automne un avis sur le budget qu’elle a elle-même préparé. Difficile d’être davantage ⁠juge et partie", ‌a dénoncé mardi dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale le député ⁠La France insoumise (LFI) Eric Coquerel.

La présidente du groupe Rassemblement national (RN), Marine ‌Le Pen, a fustigé sur X "une énième preuve de la ⁠dérive illibérale d’un régime agonisant, prêt à toutes les transgressions ⁠éthiques pour placer ‌ses fidèles et perturber la future alternance démocratique".

"Nommer une ministre en exercice ​à la tête de la Cour ‌des comptes, c’est transformer une autorité de contrôle en annexe du pouvoir", ont dénoncé de leur ​côté les Républicains (LR) sur X mardi. "Comment croire à l’impartialité d’une institution chargée de juger un budget conçu par celle qui la ⁠dirige ?", ont-ils ajouté.

La porte-parole du gouvernement a assuré que sa nomination ne posait "pas de conflit d’intérêts". L'entourage d'Emmanuel Macron a qualifié les critiques visant cette nomination de "totalement infondées" et jugé dangereux que "des partis républicains remettent en cause une prérogative du président".

(Rédigé par Blandine Hénault et Kate Entringer, avec Elizabeth ​Pineau et Zhifan Liu)

10 commentaires

  • 14:00

    On place ses pions pour la suite ,il rêve toujours de l’après 2027.


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